Vin vegan, marketing ou réalité ?

A priori le vin, c’est du raisin fermenté. Du raisin, rien que du raisin. Pourtant des ingrédients d’origine animale intègrent parfois les recettes viticoles. Alors, après le vin bio, voici venue la nouvelle tendance du vin vegan.

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Sur les étagères de Vignobles & Découvertes © Yannick Revel

 

L’alimentation végétarienne est plus qu’une mode, elle devient une tendance de fond. Ce mode de vie et de consommation séduit et s’étend dans de nombreux domaines. Et, à l’image de l’alimentation hallal, le label vegan se retrouve parfois sur des produits inattendus.

Le vin vegan kezako ?

En effet, on peut retrouver des traces de porc, de bovins, de poissons, de lait, ou d’œuf dans le vin. Ceci à cause du collage. Par ce procédé, une substance d’origine protéique est ajoutée au vin pour préparer l’étape suivante du filtrage.  Ces deux stades de l’élaboration du nectar vinicole ont pour but de lui donner une belle robe, limpide et brillante.

Pour accomplir cette phase, il existe aussi des agents de collage végétarien comme la bentonite (colle minérale à base d’argile naturelle). Cependant,  les obligations d’étiquetage n’imposant pas de précisions sur les origines animales, difficile pour un végétarien de trouver un flacon conforme à ses convictions.

Repérer le vin vegan

Afin de dénicher des bouteilles « vegan friendly », je me rends chez Vignobles & Découvertes, un caviste indépendant dont 70% de l’offre est composée de vin bio et biodynamiques. Dans leur boutique d’Anglet je rencontre Adrien qui commence l’entretien par une vérité : « le vin vegan, ça existe depuis des siècles ».

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Trio de vins vegan © Yannick Revel

 

Pour les végétaliens, il convient donc de s’orienter vers quelques types de producteurs. Le conseil d’un caviste devient alors précieux. Tout d’abord les vins casher (tous collés à la bentonite) sont « vegan friendly ».  Mais ce ne sont pas les seuls. Si on s’oriente vers des vignerons à la démarche bio ou vin naturel, on peut trouver la solution.  La charte des vins naturels, issus de l’agriculture biologique, est draconienne. L’ajout de produits chimiques ainsi que les techniques altérant la vie bactériologique y sont proscrites. Par conséquent, pas de collage ni de filtrage dans ces vins, donc pas de traces animales.

Et en bouche ça donne quoi ?

Ces vins sont différents, plus sauvages serais-je tenter de dire. Comme l’explique Adrien : « les particules ôtées lors de l’étape du collage continuent de nourrir la bouteille, il en résulte plus de profondeur et de rondeur ».  Ces nectars à l’aspect plus trouble comportent des dépôts mais l’absence du filtrage leur confère aussi plus de matière.  Des imperfections qui permettent au final d’exploiter de nouvelles dimensions œnologiques.

 

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Mentions sur l’étiquette d’un vin vegan © Yannick Revel

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