Bayonne, Exposition « Lucien Clergue, Les Suds »

 

Aujourd’hui je vous parle d’art et plus précisément de photographie, avec l’hommage à Lucien Clergue effectué par la ville de Bayonne jusqu’au 15 janvier prochain. Visible au DIDAM, l’exposition offre un court mais fidèle aperçu du travail du photographe arlésien. Suivez-moi, je pousse la porte…

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Diptype sablonneux pour accueillir le visiteur (Photos: Yannick Revel)

 

C’est au DIDAM, un ancien bâtiment administratif des douanes maritimes transformé en lieu d’exposition, que l’exposition baptisée « Lucien Clergue, Les Suds » se tient actuellement.  Direction le quartier Saint Esprit (non loin de la gare), pour admirer les clichés d’un des maîtres français du 8ème art.

Ceux qui connaissent les lieux savent que l’espace est divisé en trois salles et, pour l’occasion, les trois volumes montrent chacun un aspect de la trilogie qui a toujours mené les recherches du fondateur des Rencontres de la Photographie d’Arles.

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Série « Les Nus de la Mer » de Lucien Clergue

Dès son entrée, le visiteur est accueilli par deux tirages granuleux, plans resserrés sur le sable camarguais, d’une élégance et d’une délicatesse rare. Deux œuvres remarquables entourées des célèbres nus du photographe. C’est certainement avec cette série « Les nus le mer » que Lucien Clergue est passé au rang d’artiste. Ses femmes sans visage, au corps gorgé de soleil et à la peau caressée par l’écume, sont comme des sculptures antiques en totale communion avec les éléments naturels.

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Lucien Clergue « Pilar », 1957 (série Les Gitans)

La salle de droite nous plonge dans la communauté gitane arlésienne des années 1950-60. Il faut dire que Lucien Clergue avait des prédispositions, lui qui a vécu au cœur de la Roquette, le quartier gitan de la ville. Outre l’intérêt anthropologique évident des tirages,  l’œil a capté avec beaucoup de tendresse (voir d’amour), les moments de la vie quotidienne en dégageant à chaque fois une grande part de vitalité. Avec lui, les regards sont émotifs, les danses joyeuses et même la misère devient belle.

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Lucien Clergue « Triptyque des Ombres Arles », 1989

 

Le dernier espace du DIDAM montre des travaux autour du monde tauromachique, au centre desquels trône le portrait du maestro Pablo Picasso assurant la présidence d’une corrida. Une salle qui comblera les amateurs du genre, qui dérangera les autres… Mais en dehors de tout débat sur ce sujet épineux, force est de constater la beauté esthétique de certaines prises de vue qui capturent au mieux l’essence même du moment immortalisé.

Trois Suds en un, voilà le parcours proposé par cette exposition trilogique, bel hommage à un autoditacte insatiable, disparu il y a deux ans maintenant. Jusqu’au 15 janvier 2017, l’œuvre de Lucien Clergue reste visible au DIDAM de Bayonne, et en plus c’est ouvert le dimanche et c’est gratuit !

 

 

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