Un restaurant à Biarritz: Le Bouchon Biarrot

C’est en face de l’Hôtel du Palais, au pied d’un immeuble napoléonien, que le Bouchon Biarrot a élu domicile depuis le mois de juillet. Détourné de cette adresse par le climat estival, j’attendais les premières feuilles mortes pour m’asseoir à cette nouvelle table.

Avant d’entrer dans les lieux, quelques indices ne trompent pas. Tonneaux sur la terrasse et tire-bouchon sur le logo, le restaurant s’annonce sur sa devanture comme un bistrot gourmand, mettant l’accent sur sa sélection de vins. Intrigué par la promesse, je m’élance d’un pas alléché alors suivez-moi, je pousse la porte.

Bouchon_Biarrot-Façade

La descente de deux marches mène sur une salle claire aux murs de pierres apparentes. Je m’avance vers le comptoir afin de m’annoncer et aperçois le chef, tranchant une sélection de jambon à faire trépigner d’envie les plus fins connaisseurs. Séduit par cette belle entrée en matière, je suis également surpris par la configuration des lieux. Alors que l’on peut imaginer une salle étroite et confinée depuis l’extérieur, la réalité est exactement à l’opposé. L’établissement dispose d’une profondeur appréciable offrant ainsi des espaces et des ambiances diverses à la clientèle. Les soixante-cinq couverts sont répartis en trois volumes. Le premier à l’esprit bistrot, le second le long du comptoir laisse entrevoir des moments conviviaux entre amis, quant au dernier, sous les voûtes en briquettes, il constitue un endroit plus intimiste.

Le spot a d’ores et déjà un sérieux atout : une splendide base architecturale tout en pierres, complétée par du bois en matière de décoration, le tout respirant la chaleur et l’authenticité.

 

Côté carte, les choses semblent très rassurantes avec cinq entrées, autant de desserts et une dizaine de plats dont trois sont composés à partir de produits de la mer. Le choix effectué, les yeux s’orientent sur la sélection des vins qui affiche des appellations et des domaines intéressants depuis le Sud-Ouest (Irouleguy, Cahors..) jusqu’à la Bourgogne en passant par le Bordelais, le Rhône et la Rioja.

Une fois le verre bien rempli, les entrées parviennent jusqu’à notre table. La première est une assiette de chipiron farci au boudin noir. Une belle association terre / mer dans laquelle le calamar est traité à la perfection. Sur le côté, un coulis de piquillos froid vient apporter une note de dynamisme et de surprise dans un plat d’une douceur et d’une harmonie remarquable.

Par ailleurs, impossible d’éviter un des produits phares de la maison ; le jambon. Délicatement déposée sur une ardoise, je reçois donc une quadrilogie d’exception. De gauche à droite, le tonique Serrano Manex puis le rond et fruité Bellota auquel succède un doux et gras jambon de truie, pour finir avec le très aromatique Mangalica dont la longueur en bouche bat des records. Un parcours sans faute !

Chipiron farci au boudin noir, coulis de piquillos (© Yannick Revel)

 

La suite des réjouissances se déroule avec un pluma de cochon ibérique. Cette partie noble de l’animal ; située à la pointe de l’échine se caractérise par sa tendreté. Il lui en faut donc peu pour s’exprimer. Une juste cuisson rosée suffit à la magnifier, d’autant plus qu’elle se trouve accompagnée d’une simple et délicate purée de pomme de terre parfumée à l’huile de truffe.

Mon camarade de dégustation a jeté son dévolu sur un cameron grillé à l’huile de homard. Le fruit de mer a fière allure et montre un calibre digne de son appellation. Servi avec des flocons d’avoine à l’encre, ce plat séduit par la beauté du dressage, la qualité du produit finement interprété et l’originalité apportée par la céréale.

Cameron grillé à l'huile de homard, avoine crémeux à l'encre (© Yannick Revel)

 

Afin d’avoir un aperçu complet des compétences de la maison, on termine par une note sucrée. Autant vous prévenir, il faut avoir de la place pour finir le dessert car ici encore, on retrouve le maître mot de la maison : générosité. Pour moi ce sera le fameux cannelé bordelais façon profiteroles. Préparée à merveille, la spécialité girondine remplace le chou entre glace et nappage au chocolat. Un vrai dessert de gourmand.

Pour mon ami, un Parfait contient une crème pistachée, surmontée de fruits rouges et d’un macaron de la maison Adam (une des rares choses qui ne soient pas cuisinées sur place). Verdict positif encore, l’amertume de l’amende dans la crème étant contre balancée par le sucre du coulis rouge.

La partition achevée, il ne reste qu’à féliciter le chef Nicolas pour le soin et le respect apportés aux produits retenus. Ajoutez à cela la proposition d’un menu du jour comprenant entrée / plat / dessert et café pour la somme de 15€, et vous comprendrez pourquoi je parlais plus haut de générosité.

Voilà une adresse gourmande et conviviale dont on pourrait résumer la philosophie par le triptyque : Simplicité, Authenticité, Qualité. Une bien belle devise.

La sélection de jambons du Bouchon Biarrot (© Yannick Revel)

 

Bouchon Biarrot, 2 avenue de la Reine Victoria, Biarritz

Site du Bouchon Biarrot

Page Facebook du Bouchon Biarrot

 

 

 

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