5 raisons de suivre la Coupe du Monde de Rugby

Attendue comme le grand jour par les fans du monde entier, la Coupe du Monde de Rugby démarre dès demain en Angleterre. Si vous ne connaissez pas trop ce sport, je vais tenter de vous donner envie de suivre cet événement de près, avec cinq arguments de choc, aussi efficaces qu’un tampon dévastateur.

Messieurs, vous vous devez de regarder la Coupe du Monde de Rugby…

Coupe-Monde-Rugby

 

Parce que c’est un sport du sud

Comme bon Sud bon Genre, le rugby est avant tout en France une affaire de sudistes. Même s’il existe des pratiquants dans la moitié nord, on attend encore de voir des villes de Bretagne, d’Alsace ou de Normandie représentées dans les rangs professionnels.

Je vois certains d’entre vous froncer les sourcils et émettre une objection : « du sud oui, mais surtout du sud-ouest ! ».

Ce à quoi je réponds oui, mais pas que. Si l’ovalie est une évidence en Pays Basque, Bigourdan ou dans le Tarn, elle est aussi profondément ancrée dans la culture du sud-est. En témoigne la présence des clubs de Montpellier, Aix en Provence ou Toulon parmi les 30 meilleurs de l’hexagone. On peut aussi y ajouter les villes de Nice, La Voulte ou Nîmes qui autrefois étaient des places fortes de ce sport.

 

Pratiqué par des gentlemen

Selon le célèbre dicton, le rugby serait un « sport de voyous pratiqué par des gentlemen ». C’est vrai, sur le terrain on se rentre dans le lard et l’on échange parfois quelques amabilités. Mais toujours dans le respect des valeurs du rugby.

Un rugbyman ne va jamais faire cinq roulades au sol et se relever comme un cabri après une pulvérisation de bombe magique. On ne triche pas.

Un rugbyman ne va pas discuter les décisions arbitrales encore moins bousculer l’homme au sifflet. On accepte l’autorité.

Un rugbyman va serrer la main de son adversaire, quelque soit l’issue du match. On respecte l’équipe adverse.

E. Redman, capitaine de Leicester en 1895. (photo trouvée sur rugby-pioneers.com)

E. Redman, capitaine de Leicester en 1895. (photo trouvée sur rugby-pioneers.com)

 

Avec des joueurs accessibles,

Si les joueurs professionnels sont désormais bien rémunérés, ils seront toujours à des années lumière des sommes astronomiques versées dans le football. Cela fait qu’il reste des citoyens comme les autres, que l’on peut croiser dans des lieux ordinaires.

Qu’ils soient en activité ou à la retraite, il n’est pas rare de rencontrer des gloires de l’ovalie dans nos villes du Sud. Pas plus tard que cet été, j’échangeais quelques mots avec Olivier Magne (90 sélections entre 1997 et 2007) pendant les fêtes de Bayonne, une scène totalement inconcevable avec une star du ballon rond.

 

Un public convivial,

Première constatation : je n’ai jamais vu un public siffler un hymne national avant un match de rugby. Je ne parle même pas du comportement des joueurs à ce moment, incomparable avec les cousins manchots.

De plus, pas de hooliganisme dans les rangs des supporters. Si le sport est viril, point de violence dans les tribunes ou aux abords du stade. En résulte une ambiance conviviale dans laquelle le père de famille peut sans aucune crainte emmener ses enfants au spectacle.

L'équipe de l'Avrion Bayonnais dans les années 1910 (photo trouvée sur rugby-pionners.com)

L’équipe de l’Aviron Bayonnais dans les années 1910 (photo trouvée sur rugby-pionners.com)

 

Et que le XV de France peut aller loin

On ne va pas se mentir la planète ovale ne compte pas beaucoup de pays où la pratique est suffisamment développée pour générer une sélection nationale compétitive. Les écarts entre les nations sont abyssaux et la surprise de la victoire de David face à Goliath est impossible compte tenu de la dimension physique du jeu.

La France a la chance de faire partie du Top 10 de la discipline et a les moyens de sortir de son groupe. Les concurrents direct seront l’Irlande et l’Italie, soit un gros client et un adversaire pénible à jouer. La pression sera donc sur le XV de France pour le premier match face à la Squadra Azzurra… malheur au vaincu.

Pour la suite, les deux qualifiés du groupe D (celui de la France) affronteront ceux du groupe C, à savoir l’Argentine et la Nouvelle Zélande. Que ce soit l’une ou l’autre, la partie s’annonce ardue mais sur un match les bleus sont capables de s’imposer contre n’importe qui.

Avant de vivre un remake du quart de finale 2007, la route sera longue (4 matchs) et j’espère que, comme moi, vous serez samedi soir devant la télévision pour encourager nos représentants face aux transalpins.

 

L'une des 15 couvertures spéciales rugby du magazine L'Optimum.

L’une des 15 couvertures spéciales rugby du magazine L’Optimum

 

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